L’ÉQUIPE

Tous nos intervenants en médiation animale sont des professionnels diplômés.

ROLAND RENARD

Comportementaliste-médiateur (Diplôme d’Etat EAPAC)
Roland-renard-mediation-animale

Formation à l’ éthologie canine (par Michel Chanton, éthologue)

4 formations à l’éducation canine non violente (chez Joseph Ortéga)

Formation au Clicker-training (chez Catherine Collignon)

Formation au TTOUCH training (par Lisa Leicht)

Formation à l’EMDR appliqué aux chiens (par le Dr Robert, vétérinaire, et Lucette Gornet)

Titulaire du CCAD (note obtenue 30/30)

ALEXANDRA ABBEY

Intervenante en médiation animale en EHPAD, en écoles et structures pour handicapés

(photo M C Wassmer)

alexandra-ABBEY (MC Wassmer)

Titulaire du CCAD

Formée à la médiation canine.

Educateur comportementaliste canin , entreprise « Anima’Liens »

Docteur César Colavolpe

Médecin gériatre et coordinateur en EHPAD Saint André de Cubzac
Voir le témoignage
Objet : intérêt de la médiation animale dans notre Etablissement

 

Depuis deux ans, nous faisons confiance à Mr Roland Renard et son chien « Artiste » Labrador réformé des chiens pour aveugles, pour assurer un atelier dédié aux personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer et apparentées.

Nous avons dans un premier temps, défini le travail du chien et de son dresseur.

Compte tenu de leurs capacités, nous avons ensuite constitué un groupe de résidents souffrant de démence sévère ou très sévère, et pour lequel, pour différentes raisons, il n’y avait pas de prise en soins spécifiques. Pour la bonne animation du groupe, sont inclus des résidents non déments mais avec troubles anxio-dépressifs. Depuis l’aide d’un membre du personnel ou d’une psychologue, les effets bénéfiques sont multipliés.

Le rythme convenu des séances de zoothérapie est hebdomadaire.

Un lieu propice est trouvé.

Le nombre maximum de participants est fixé à 8, mais le fonctionnement idéal est pour 6 personnes.

Après quelques semaines de mise en place de ce projet novateur, une limitation du nombre de participants a du être effectuée, car les demandes dépassaient les possibilités d’accueil à cet atelier. Cet engouement provient des demandes du personnel qui voit un changement très bénéfique du comportement des participants.

Les personnes âgées retenues pour ces exercices sont des déments sévères ou très sévères présentant en plus :

– des déficiences sensorielles : vue, audition, langage

– ou motrices

– ou une dépression

– ou plusieurs associées

L’indication « reine » à l’utilisation de ce chien médiateur est donc démence + déficit de communication.

Les résultats bénéfiques sont surprenants. Le bien être des résidents, toujours difficilement évaluable se fait sentir en pratique en limitant les troubles du comportement qu’ils soient productifs ou replis sur eux-mêmes. Il s’en suit un apaisement dans les services et une satisfaction du personnel qui constate objectivement une récupération de certaines fonctions cognitives ou motrices.

 

Espace LATOUR DU PIN  Rue Latour du Pin  33240 St André de Cubzac  Tél : 05 57 94 02 50

Julia Leborgne

Psychomotricienne en UASA
Voir le témoignage en T.A.A.

Psychomotricienne à l’EHPAD « Le Mont des Landes » à Saint Savin depuis Janvier 2008, j’ai tout de suite été très intéressée par la proposition de M.RENARD de venir intervenir dans l’établissement avec son chien Artiste, dans le cadre d’un atelier de Médiation animale.

En effet, peu de temps avant notre rencontre, j’avais pu assister à une conférence de Danièle BERTHELOT (psychomotricienne et éducatrice canine) sur cette pratique et son intérêt dans la prise en charge psychomotrice des personnes âgées. Cet exposé m’avait enthousiasmé de part la richesse et l’originalité de cette médiation, visant de manière ludique à éveiller, maintenir, et même améliorer le potentiel cognitif, moteur, psychosocial, et affectif des personnes âgées, à travers la relation à l’animal.

 

En Novembre 2008, cet atelier a donc pu se mettre en place, à raison d’une séance hebdomadaire (élément important pour le travail de repérage temporel et de mémoire), avec un groupe n’excédant pas 8 personnes (afin de favoriser une dynamique de groupe et créer un cadre contenant par son petit nombre de participants), dans une salle offrant un espace suffisant, au calme et légèrement isolée du reste de la structure, tout en laissant la possibilité à des observateurs (membres du personnel, familles, autres résidents) de venir sans perturber son déroulement.

En accord avec le médecin coordonnateur, j’ai choisi les participants notamment en fonction de leur capacité à tisser un lien affectif avec le chien, élément indispensable pour que le travail proposé ait un réel apport thérapeutique. En terme de pathologies, j’ai fait le choix de ne pas limiter le groupe à un type de pathologie, même si les personnes souffrant de démence de type Alzheimer sont les plus présentes, ceci afin d’utiliser toutes les potentialités d’une telle médiation, thérapeutique pour diverses problématiques (troubles liées à la démence de type Alzheimer, mais aussi troubles anxio-dépressifs, handicap sensoriel…), favoriser l’échange entre des personnes différentes de part leurs troubles, et enfin stimuler les personnes les plus en difficulté grâce à la présence dans un même groupe de personnes moins altérées.

Le double encadrement de cet atelier, par M.RENARD et moi-même, a aussi un intérêt, puisqu’il permet de favoriser la dynamique du groupe, l’un se chargeant plus du chien, l’autre stimulant les résidents et observant leurs comportements en les comparant à ceux du quotidien. Cela permet aussi d’enrichir l’analyse de la prise en charge : l’un étant soignant, l’autre non, l’un voyant les résidents au quotidien, l’autre de façon ponctuelle, les observations ne sont pas les mêmes et se complètent.

 

Très vite, les résultats pour chacun des résidents de l’atelier Canithérapie ont été surprenants et très positifs. Alors que toute autre prise en charge (médicamenteuse ou non) n’avait pu auparavant avoir une telle efficacité, là, le bien-être des résidents s’est fait sentir en pratique, tous (quelque soit leurs difficultés ou leurs pathologies) affichant un large sourire sur leurs visages n’ayant plus de marques d’anxiété, de tristesse, ou d’agressivité, leurs troubles du comportement se limitant, leurs capacités existantes étant valorisées ou même certaines perdues semblant renaître, et ce sur la durée.

Régulièrement, d’autres résidents sont aussi venus assister à cet atelier, emportés sans participer activement par la bonne humeur et les rires ambiants initiés grâce au chien et son « capital-sympathie » évident, certains « déambulants » restant pour une fois tranquillement assis pendant quelques instants ou toute la séance.

 

Depuis Avril 2009 que l’atelier de Médiation animale se déroule au sein de l’Unité Alzheimer créée, afin de ne pas perturber par un changement d’environnement la majorité des participants résidant dans cette structure spécialisée, tout en accueillant toujours certains résidents de la structure EHPAD, ces bénéfices se confirment, permettant même de limiter la lourde prise en charge médicamenteuse à laquelle sont souvent soumises les personnes âgées, au grand bonheur du personnel et des familles.

Voir le témoignage aide à la marche

Depuis Novembre 2014, une nouvelle prise en charge utilisant la médiation animale est mise en place à l’EHPAD Le Mont des Landes : il s’agit de la «stimulation à la marche à l’aide d’un chien médiateur». Cette prise en charge, individuelle, rentre dans le cadre de la prévention des chutes au sein de l’établissement, et a pour objectif de traiter l’appréhension à la marche chez des sujets chuteurs.

 

En effet, les personnes âgées dites chuteuses, ayant récupéré des capacités physiques et motrices leur assurant une autonomie à la marche (avec ou sans aide technique), ont tendance à développer une peur de se mouvoir et de se déplacer, par crainte d’une énième chute, ce qui génère paradoxalement le plus souvent un comportement corporel majorant le risque de mise en danger lors du déplacement (hypertonie, posture rigide ou voûtée, déficit dans le mouvement de flexion/extension des membres inférieurs, regard vers le sol, rythme de marche ralenti, pieds qui décollent peu du sol, fatigabilité importante, rétrécissement du périmètre de marche…).

 

Le « déplaisir » à se mouvoir a de lourdes conséquences aussi au niveau psychologique et relationnel : repli sur soi, dépression, isolement… La stimulation à la marche à l’aide d’un chien médiateur s’adresse donc aux résidents du service EHPAD (l’intérêt d’une telle prise en charge en Unité Alzheimer semble peu indiquée, les résidents d’une unité spécialisée sont valides et déambulants, la problématique est différente), ayant chuté plusieurs fois, exprimant une peur de se déplacer, et appréciant le contact avec les animaux. Ce lien affectif avec l’animal est primordial puisqu’il sert de moteur à la prise en charge : c’est ce qui va permettre la remise en mouvement de la personne de manière décentrée : le sujet marche dans l’idée de « promener le chien », il ne marche plus seulement pour lui, ce qui permet de mettre déjà de côté certaines angoisses liées au déplacement.

 

Les résidents pris en charge ont ainsi tout de suite exprimé un nouvel intérêt à marcher, et retrouver un certain entrain à se mouvoir dans le cadre proposé. Pour tous, la distance de marche a augmenté mais la fatigabilité a diminué, le schéma de marche s’est amélioré (tonus plus adapté, posture plus redressée ou plus souple, mouvement des membres inférieurs plus fluides et déroulés), voire même certains arrivent le temps de la séance à ne plus utiliser d’aide technique sans que cela affecte leur comportement moteur. Ils expriment retrouver confiance, se sentir « rassurés » et « soutenus » (corporellement et psychiquement) par le chien.

 

Dans le cadre de la prévention des chutes en EHPAD, problématique centrale pour les personnes âgées, ce type de prise en charge se révèle d’un grand intérêt. Après évaluation avec le MEDEC de l’établissement, il a pu être établi que le nombre de chutes pour les personnes concernées par cette prise en charge a considérablement diminué.

Alexia Lavergne

Ergothérapeute en EPHAD
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Mr. et Mme Cansier Directeurs de l’EHPAD « Les Bois de Landecotte » à La-Lande-de-Fronsac recherchaient une activité pour leurs résidents très atteints de pathologie type Alzheimer. L’intervention de Monsieur Renard et de son chien « Artiste » est venue répondre à cette attente. L’atelier de Médiation animale dure maintenant depuis 2 ans. Nous co-animons une séance par semaine pour un groupe de 7 résidents maximum. Le puissant pouvoir médiateur d’ « Artiste » donne accès beaucoup plus facilement à de nombreuses fonctions chez les personnes âgées démentes ou anxio-dépressives que la rééducation classique. La relation affective qui se noue avec le chien permet à la personne de trouver la motivation pour réaliser les exercices, stimule aussi les fonctions cognitives (attention, mémorisation, communication, orientation spatio-temporelle), le travail moteur des membres supérieurs et du tronc ainsi que l’équilibre assis et la coordination.

 

On remarque qu’au cours de la séance, les personnes se comportent différemment que pendant le reste de la journée. Pour certaines d’entre elles atteintes de démence, la séance permet de les relier à la réalité, au monde qui les entoure. Il y a même un « avant » et un « après » séance, « après » où elles nous remercient chaleureusement en nous regardant dans les yeux alors qu’elles communiquent à peine le reste du temps.

 

La séance est aussi un moment de plaisir, où les personnes âgées oublient un instant leurs problèmes du quotidien ainsi que leurs douleurs. Le double encadrement amène un regard plus riche ; la bonne gestion du chien et l’interprétation correcte de ses réactions par M. Renard complètent mes connaissances paramédicales ce qui améliore sans cesse la prise en charge.

Romane FRANCOU

Ergothérapeute en EPHAD
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En cours

Personnel médical ayant participé aux formations (ont changé d’établissement) :

Docteur Dom

Gériatre
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Alors médecin coordonnateur à l’EHPAD « Le Mont des Landes » à Saint-Savin, j’ai fait la connaissance de la médiation animale, plus particulièrement de la canithérapie avec Monsieur Renard et son chien, amenés à exercer dans cet établissement par le biais de la psychomotricienne du service Julia Le Borgne et de son directeur Mr Fournier.

 

J’ai eu ainsi l’occasion d’assister à plusieurs séances et j’ai tout simplement été subjuguée par l’attitude, la réceptivité, l’intérêt de l’échange entre ce labrador, son maître et les personnes âgées  atteintes de démence de type Alzheimer. Non seulement durant la séance, ces personnes sont intéressées, attentives, apaisées, mais cet état perdure après.

 

N’est-ce pas notre but d’apporter bien-être et réconfort, n’est-ce pas plus profitable que des traitements lourds aux bénéfices-risques incertains ?

 

Il serait très intéressant de pouvoir développer ce type d’activités thérapeutiques, en élargissant les possibilités d’exercice et de formation.

Emilie Bordes

Psychologue scolaire
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Dans le contexte du Programme de réussite éducative de la ville de Lormont, nous avons mis en place l’atelier médiation animale qui se tient dans deux écoles du territoire en présence d’Alexandra ABBEY, son chien « Marley » (bien évidemment) et moi même. En effet, c’est un atelier hebdomadaire qui est pensé pour des enfants présentant des difficultés dans la gestion des émotions, relationnelles ou en manque de symbolisation. Dans cet espace, l’animal apporte un soutien affectif à l’enfant, par sa fidélité il permet à l’autre de se rassurer. L’enfant s’installe dans une relation affective sécure et peut, par un étayage de l’adulte exprimer ses angoisses et ses émotions. L’animal permet également de stimuler l’imaginaire ainsi que les processus cognitifs et créatifs. Prendre soin de l’autre est un levier pour prendre en compte l’altérité et prendre soin de soi. Le déplacement psychique opéré vers l’animal va favoriser l’expression de certaines pulsions comme la vie, la mort, la naissance… De plus, la mise au travail par un cadre contenant (assuré par les adultes référents) va aider l’enfant à supporter le groupe. Le travail proposé par cet atelier est un outil intéressant pour accéder aux problématiques rencontrées par les enfants et nous permet d’être au plus près de leurs difficultés. Nous pouvons ainsi orienter nos regards et notre accompagnement de façon adaptée.

Alexandra Salle

Psychologue en EPHAD
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Alexandra SALLE Psychologue à l’Ehpad Latour du Pin Saint-André-de-cubzac.

A la demande du Dr Colavolpe, j’anime l’atelier de « médiation animale » avec M. Renard depuis octobre 2008. Je partage les observations de Julia Leborgne et Alexia Lavergne. Voici le compte rendu des deux premières séances auxquelles j’ai participé le 23 octobre 2008.

 

1ère séance

J’assiste pour la première fois à la séance.

Nous nous dirigeons tout d’abord au 2ème étage. Mr Renard, accompagné d’une soignante, va chercher les résidents du groupe, cela après avoir confié Artiste à Mme K. qui attendait déjà sur place. Mme K. était très fière de tenir la laisse du chien et de m’expliquer tous les tours qu’il savait faire. Petit à petit les résidents arrivent. Mme M. avait même préparé un paquet de biscuits sachant qu’elle allait voir Artiste.

 

Déroulement de la séance :

La séance débute par le « bonjour » d’Artiste qui salue les résidents avec un aboiement. Mme G.est invitée à lui attacher son foulard autour du cou ; cela est très difficile pour elle, y voyant très peu et étant peu habile pour faire le noeud. Une soignante l’aidera à exécuter l’exercice.

Le jeu de balle commence, les résidentes sont invitées tour à tour à lancer la balle à Artiste et celui-ci la rapporte sur les genoux. Ensuite vient le temps du brossage qui est un réel moment d’échange entre le chien et chaque résident. Ensuite Mr Renard gonfle un ballon baudruche et s’engage un jeu collectif, avec une véritable dynamique de groupe : avec son museau, le chien lance le ballon à un résident qui doit lui renvoyer. Les résidents se préviennent de l’arrivée du ballon et prennent beaucoup de plaisir, notamment à voir la dextérité du chien. Suite à cela, Mr Renard confie à deux résidents une lanière permettant de tenir en hauteur un grand cerceau. Le résident se trouvant face au chien l’appelle et celui-ci va le rejoindre en sautant au travers du cerceau. Pour terminer, Artiste dit « au revoir » par un aboiement et va voir chaque résident qui lui donne une caresse.

 

Les résidents :

  • Mme M. : dès son apparition dans le couloir elle se montre souriante et dit « il est où ? ». Elle avait amené pour le chien un paquet de biscuits et s’est empressée de lui en donner un. Tout au long de la séance elle sourit, suit le chien du regard, cherche à le toucher. Elle a beaucoup de gestes de tendresse envers lui. A l’habitude, Mme M. est une personne renfermée, centrée sur elle-même et ses plaintes somatiques. C’est la première fois que je la vois sourire ainsi et être attentive à ce qui se passe autour d’elle.
  • Mme K. : très fière d’avoir eu la responsabilté de tenir la laisse du chien, elle demande certains tours à Mr Renard, comme « faites lui dire bonjour ». Elle apprécie la présence du chien. Bonne mobilisation des bras afin de réaliser certains exercices comme les anneaux ou le ballon.
  • Mme B. : un peu en recul, mais apprécie l’échange avec Artiste, le suit bien du regard, même lorsqu’il va vers une autre personne.
  • Mme F. : apprécie le contact avec le chien, bonne mobilisation.
  • Mme G. : par moment en difficulté, car elle ne voit que très peu, elle apprécie de caresser le chien et essaye de faire les exercices comme lancer la balle, les anneaux.
  • Mme C. : très heureuse de ce moment d’échange avec Artiste.
  • Mme S. : en retrait, ne suit pas le chien du regard, cela tout au long de la séance. Seulement à la fin, quand Artiste est venu lui dire « au revoir » elle a esquissé une caresse. Mr Renard me fait remarquer que c’est la première fois. Il est important de noter que Mme S. a de gros problèmes de motricité.
  • Mme A. : je me souviens de Mme A. renfermée, peu expressive, avec qui la communication était quasiment impossible. Dès son arrivée dans la salle, elle cherche le chien du regard et est très attentive au moindre de ses mouvements. A un instant, son attention se disperse, alors je me rends à ses côtés  en la sollicitant pour qu’elle regarde Artiste, en lui demandant si elle aime bien les chiens, et elle répond « oui ». Chaque intervention à ses côtés est un moment de plaisir. Elle se penche pour le caresser, elle sourit en le brossant…En fin de séance, elle est raccompagnée à sa chambre et je lui dis « vous allez passer devant le chien, vous pourrez encore lui dire au revoir » (en voyant son regard insistant sur le chien), lorsque qu’elle passe devant lui, elle lui fait au revoir de la main.

2ème séance

Nous descendons au 1er étage. Nous y retrouvons « les habitués » : Mme C., Mme G., Mme S.(qui est là mais passive), et nous sommes rejoints par Mme L. et Mr A. En fin de séance Mme R. s’est joint à nous.

 

  • Mme C. : je la découvre pour la première fois souriante, et appréciant la discussion. Dès l’arrivée du chien, elle sourit, le chien lui est confié le temps d’aller chercher Mme L. et Mr A.. Tout au long de la séance elle se montre attentive, commente certains exercices. Elle ne le quitte pas du regard. Chez cette résidente, on note un changement radical de comportement lors de la présence du chien.
  • Mme G. : bonne participation et mobilisation. Plaisir éprouvé.
  • Mme S. : totalement passive.
  • Mme L. : résidente se sentant très facilement persécutée à l’habitude, s’est montrée très réceptive envers le chien. Attentive à chacun de ses mouvements et l’applaudissant après chaque « prouesse ». Très vite elle retient son nom et l’appelle dès que Mr Renard la sollicite. Son visage est épanoui
  • Mme R. : arrivée en fin de séance, c’est une habituée. Plaisir éprouvé.
  • Mr A. : semble accepter la présence du chien (les premières fois il s’était montré repoussant, voire agressif). Il le caresse à deux reprises. Voulant lui expliquer de dire au revoir au chien par une caresse, il me caresse la tête et m’embrasse sur la joue, ce qui a beaucoup fait rire le reste du groupe. Il cherchait le chien du regard.

En novembre 2010, M. Noal, directeur de l’établissement, a permis la mise en place d’une deuxième séance de zoothérapie hebdomadaire.

 

Remarque de Mr.Renard 

Très vite, je compris qu’une séance par jour était un maximum pour le chien et limitée à 7 personnes. Les mains sont désinfectées en fin de séance.

Eliane Marais

Cadre supérieur de Santé
Voir le témoignage

Artiste, labrador dressé à l’aide aux aveugles, fut dès sa rencontre avec les personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer, révélateur de capacités restantes insoupçonnées.

Managé par son maître Mr Renard, il entre en communication « sensorielle » avec les résidents malades, les mettant en confiance et ouvrant « des portes » que l’on pensait fermées à jamais.

A notre étonnement, l’intérêt est tellement grand que certains ont réussi à mémoriser son nom.

Merci Artiste.

 

 

Remarque de M. Renard

En décembre 2007, Mme Marais fut la première à croire aux bienfaits apportés aux personnes âgées par un chien équilibré alors que mes séances n’étaient encore que très succinctes.